Les jeux vidéo : un patrimoine culturel immatériel ?

Salut les Geeks !

J’ai pensé que la légitimité de la place du jeu vidéo dans notre patrimoine culturel était un sujet intéressant !


Bien sûr on sait que pour nous, joueurs, la naissance de ce statut apporterai la reconnaissance sociale et la légitimité culturelle de leur pratique.

 Ce qui ne serai pas du luxe … surtout en ce moment où on a plutôt tendance à la diaboliser et à la rendre responsable de tous les maux …

(Mais c’est un autre débat >_<)

Pour les industriels, le statut d’objet culturel leur permettrai d’obtenir le soutien économique des pouvoirs publics, ce qui n’est pas négligeable et qui pourrai peut-être permettre d’améliorer la qualité des jeux, de baisser leur prix et les rendre plus accessibles à tous …
(oui là je suis dans le monde de « OUI-OUI », j’avais oublié la mondialisation, le libéralisme tout ça tout ça …).


En France, ça nous turlupine depuis un moment car des mouvements en faveur de la patrimonialisation du jeu vidéo existent depuis les années 1990.

Mais qu’elle est la définition de « patrimoine culturel » ?

On peut utiliser cette notion concernant les lieux, les objets et les pratiques sociales ou culturelles représentatives de nos générations contemporaines.

Les pratiques vidéo-ludiques en font-elle parties ?

Ma réponse (et ça n’engage que moi) est bien entendue …   OUI

En France, la dernière enquête menée sur les « Pratiques culturelles des Français » démontre que 36% déclarent avoir joué aux jeux vidéos au cours des 12 derniers mois.

On est forcé de reconnaître que le monde vidéo-ludique est bien ancré dans notre culture et n’est pas l’affaire que de quelques Geeks de 12 ans boutonneux (je vous assure, ce stéréotype revient assez souvent).
De plus, certaines activités jusqu’alors étrangères aux jeux, sont à présent impactées; la culture vidéo-ludique se diffusant également dans d’autres domaines comme le marketing, l’éducation ou la formation professionnelle…

Le jeu vidéo est aussi un moyen merveilleux de développer son imaginaire, de s’instruire ou même de développer son adresse.

C’est également une passion qui peut permettre à certains de trouver leur voies professionnelles à travers l’art (graphismes, scénario, musique…) et la technique (gameplay, programmation, développement…).

 Mais (et c’est le point le plus important à mon sens) …  COMMENT PROTÉGER ET TRANSMETTRE LA CULTURE VIDÉO-LUDIQUE ?
La protection du matériel et du logiciel sont aussi importantes l’une que l’autre, du fait que tous les jeux ont une durée de vie déterminée.
 Malheureusement les industriels eux n’ont pas l’air de se projeter dans la conservation de cette culture, en tout cas pour la plupart.

Le jeu vidéo est encore largement perçu comme un produit de consommation et non comme un bien culturel et les industriels sont en grande partie responsables.

 Je prends pour exemple NINTENDO qui a brûlé son stock de NES et de jeux neufs plutôt que d’en faire don à des organismes ou même à un musée.
 Je pense aussi que les éditeurs considèrent les jeux vidéos essentiellement comme un PRODUIT culturel, j’entends par là comme un objet de vente, de revenus

TAITO (un des leaders dans l’édition des jeux d’arcade), a détruit toutes les données de leurs premiers jeux … 

Quand ils ont voulu ressortir leurs grands classiques sur le XBOX LIVE (le rétro gaming connaissant un bon essor, c’est un bon moyen pour eux de se faire des pépètes n’est-ce-pas …), ils se sont retrouvés bien emmerdés … 

et COMBLE DU COMBLE, ils ont dû récupérer les codes sources des jeux auprès de versions piratées !!! 

Comme quoi le piratage, ce n’est pas si mal … (mais ça aussi c’est un autre sujet :p)

Il faut savoir qu »il existe des associations qui agissent en faveur de la préservation de notre culture.
MO5 est un association française spécialisée dans la préservation du patrimoine numérique.
Vous pouvez les retrouver ici : MO5 FACEBOOK  et MO5 site web

J’espère que cet article vous a plu !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

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